Rue du Commandant CHARCOT

rue de GuichenCette rue se situe au nord-est du bourg entre le rond-point de la mairie et de l’école Saint-Martin, quartier de noms de rues se rapporte à la mer.

Naissance

Jean Baptiste CHARCOT est né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, fils de Jean Martin CHARCOT, médecin et de Victoire LAURENT son épouse sans profession. 

Il commence ses études de médecine en 1881, il est docteur en médecine de la faculté de droit en 1895.

Mariages :

Jean Baptiste CHARCOT se marie le 18 novembre 1896 à Paris avec Jeanne HUGO petite fille de Victor HUGO. Il divorce en 1905, se remarie le 23 janvier 1907 à Paris avec Marguerite CLERY artiste peintre. Celle-ci l’accompagnera souvent dans ses voyages.

Carrière :

A partir de 1883, et pendant quatre ans, il effectue de nombreux voyage avec son père avec lequel il travaillera quelques années plus tard.

En 1893, il fait construire son premier bateau: le Pourquoi-Pas ?

C’est en 1902, qu’il devient officier de marine. Capitaine de frégate en 1923.

En 1925, atteint par la limite d’âge, il perd le commandement de son cinquième navire, toujours appelé le Pourquoi-Pas ?,  mais demeure à bord en qualité de chef de missions.

Décès :

Jean Baptiste CHARCOT décède le 16 septembre 1936 à bord de son bateau le Pourquoi-Pas ? Son bateau heurte en pleine tempête une roche au large de ‘Islande.

Chemin du Boël près de ce village

Chemin du Boël

La route s’arrête près du fleuve la Vilaine. On distingue à peine l’écluse.

En quelle année date cette vieille carte postale?  On reconnait comme étant le moulin du Boël tout au fond à droite. Celui situé sur la commune de Bruz. On a tendance à dire que ce moulin appartient à la commune de Guichen sans précisions. La Vilaine sépare la commune de Bruz et la commune de Guichen. On ne voit pas la ligne de  chemin de fer. Vous avez des informations sur ce lieu du Boël ! Contactez-nous pour partagez. 

 

Rue Angélique

Rue Angélque

Cette rue se situe à l’est du bourg de Guichen dans le village dénommé le Domaine des Grées. Un quartier dont les rues et allées portent le nom d’épices. 

La plante

L’angélique est une plante aromatique, on utilise les pétioles et tiges en pâtisserie et confiserie sous forme de fruits confits. Les feuilles tendres peuvent servir de condiment aux salades et potages.

L’angélique, dite « herbe des anges » doit son nom à ses prétendus vertus magiques.

Les médecins de la Renaissance la surnommaient « racine du Saint-Esprit », à cause  » de ses « grandes et diverses propriétés contre de très graves maladies ».

Le prénom

On trouve le nom d’Angélique comme prénom féminin. Très rarement porté comme prénom masculin.

Citons quelques prénoms de grandes dames :

Angélique de CORA (1377-1435), jeune veuve d’à peine 18 ans,  entre chez les Franciscains, participe à la fondation d’une centaines de monastères.

Angèlique ROUSSET (dite soeur Marie du Saint-Esprit), l’une des 16 carmélites du couvent de Compiègne condamnées à mort en 1794 par la Terreur.

Marie Angélique DUCHEMIN, (militaire) première femme décorée de la Légion d’honneur en 1851.

 

La guerre des patois

La PETITE HISTOIRE dans LA GRANDE.

Les langues entrent dans notre patrimoine quelque soit sa région.

Les lois Jules FERRY rendant l’école gratuite, laïque et obligatoire datent de 1881 et 1882. Mais une des conséquences de cela est la stigmatisation des patois: le breton, l’occitan… En effet, la langue unique est un moyen de développer un sentiment d’union nationale. La guerre aux patois va durer pendant des décennies. Leur utilisation à l’école est strictement interdite, et un élève surpris à parler patois est punit. Continuer la lecture →

BOUGEARD Henri, marin (sous-marin le « FARFADET »)

Stèle en mémoire d'Henri Bougeard

Vous avez sans doute croisé ce nom à Guichen. En effet, une de nos rues porte le nom de Henri Bougeard. Cette rue fait référence à un résistant victime civile pendant  la seconde guerre mondiale. Cependant, il existe un autre Henri Bougeard, guichenais, avec lequel on peut le confondre. Cet autre personnage est un marin victime de la catastrophe du « FARFADET », et c’est de celui-ci dont nous parlons dans cet article.

Naissance

Henri Marie Joseph BOUGEARD est né le 23 juillet 1879 au Bourg de Guichen, fils de Pierre Marie, maréchal , et de Marie Rose, MARQUER , femme de ménage.

Henri entre dans l’armée active au service du 2ème dépôt des Équipages de la Flotte comme engagé volontaire  pour cinq ans, le 25 février 1898.

Carrière

Il est ouvrier mécanicien de 3ème classe, quartier maître mécanicien de 2ème classe, et devient quartier maître de 1ère classe le premier octobre 1901. il se rengage pour trois ans le 02 mars 1903 à compter du 25 février 1903. Henri obtient le grade de second maître mécanicien torpilleur de deuxième classe le 6 juillet 1905.

Il meurt dans la catastrophe du sous-marin français « Le FARFADET »

Le sous marin « Le Farfadet » a été construit à Rochefort en 1899. Il était stationné au port de La Pallice dans le cadre de la défense de Rochefort et de La Rochelle.
En 1903, le Farfadet a reçu une autre mission. Il quitte La Pallice pour servir au sein de l’importante base maritime française de Bizerte en Tunisie. Le Farfadet est un sous-marin à propulsion électrique. Son autonomie est de durée très limitée.

Le 6 juillet 1905, Le « Farfadet » appareille de la darse de Sidi-Abdallah pour effectuer, dans le lac de Bizerte, une sortie d’exercice. Dès sa sortie de la passe, l’avant s’enfonce.

Il pique du nez dans la vase par dix mètres de fond. Trois rescapés dont le commandant qui ont réussit à sortir in-extrémis sont immédiatement repêchés.

Les quatorze hommes restant à bord ont pu se réfugier dans des compartiments n’ont envahis par l’eau et fermer derrière eux les portes étanches. Henri BOUGEARD en fait partie. Malgré tous les moyens mis en œuvre, les marins ne pourront être sauvés et sont déclarés morts le 7 juillet.

Décès

Il décède le 7 juillet 1905 dans la catastrophe du sous-marin le « FARFADET » à Bizerte en Tunisie.

Les obsèques du Quartier-maître BOUGEARD se sont déroulées le 2 août 1905, à Guichen, en présence d’un grand nombre de Guichenais et de personnes officielles.

Sources

Service Historique de la Marine à Vincennes et à Toulon: Journal « Ouest-Éclair » (Juillet 1905): « Le Petit Journal » (Juillet 1905): Bulletin de la Société d’Histoire du canton de Marennes du mois de Juillet 2005; Amicale des Anciens de Tunisie à Mourens.

Article écrit par Henri CELLIER, petit neveu d’Henri BOUGEARD et transmis par Joël DESHAYES  adhérents au C.G.V. 35, paru dans le Racines 35 n° 101 – 1er trimestre – mars 2012. 

Garder la mémoire du passé et la transmettre

« S’intéresser au patrimoine local pour le partager », ainsi pourrait se résumer l’action de l’APHGPR. Ce qui rend cette activité si captivante ? C’est que les champs d’intervention sont très large.  Suivant Joël, notre guide passionné de recherche et de transmission !

Lorsqu’on pense patrimoine, on associe instantanément l’idée du bâti, comme les manoirs, moulins ou autres fours à pain… Mais sachez qu’avec Joël DESHAYES de l’APHGPR, le patrimoine de Guichen c’est aussi plonger dans la généalogie, la géologie, l’archéologie, la religion, la culture… et sûr l’humain.

Joël donne des explications sur le monument aux morts de Pont-RéanLe dernier travail qu’il a mené concerne les victimes de la guerre 14-18 à Guichen et Pont-Réan. Il a donné naissance à 2 livrets. « J’ai eu envie d’identifier les poilus dont le nom figure sur nos 2 monuments aux morts et sur le livre d’or du service des armées, puis de replacer leur décès dans l’histoire de ce conflit, explique t-il. « Archives, état civil, consultation de sites internet spécialisés, collecte de documents, rencontre des personnes ressources, etc., toutes les méthodes sont utilisées pour trouver et vérifier les informations 

Des sorties et interventions

La publication de ces ouvrages en vente sur le site de l’APHGPR et lors du Forum des associations, n’est pas le seul moyen que Joël utilise pour partager ses connaissances. J’organise des animations lors des événements  communaux comme la journée du Patrimoine. Je participe aux Echo-balades de l’Espace Numérique et apporte une « patrimoine » aux explications « faune et flore » de René DOMINGUEZ . J’anime aussi des sorties sur le terrain pour les scolaires. En mai dernier, 50 élèves de CM1 et CM2 de l’école Charcot ont pu découvrir le Pont-Réan d’autrefois. « La cale, le pont, la Vilaine,, l’église, le cimetière. cache des secrets que je révèle sur place ou en montrant des cartes postales anciennes.. »

Contact : deshayes-joel@orange.fr

http://aphgpr.fr

Chanson de Guichen « air Vieux Poupoule »

1er couplet

Parlons donc un tout petit brin des braves gâs de Guichen. Quand a la fin de chaque jour aux filles ils font la cour. Ils s’en vont du côté de Laille se promener par les prés. Sur Bagatz y a de l’écho c’est vraiment rigolo. P’tite mignonne p’tite friponne. Viens Viens donc au bras de ton bon gâs Guichenas Ah ah’ p’tite mignonne p’tite friponne Viens; A la halte deux à deux se balader un peu (bis)

2ème couplet

Il parait que les gâs de Guignen sont tous de vrais malins. Pour vendre une bête au marché y a pas d’aussi câles. Avec ça pas des plus commodes quant il s’agit d »retablir l’ordre. Ce n’est pas chose très aisée quand ils se donnent une tripotée.  J’aimerais mieux me cavaler que d’être dans l’échauffourée. Viens Jean Pierre mon vieux frère Viens. V’là Mrs les Pandares qui Viennent nous mettre dehors. Ah ah!Viens Jean Pierre mon Vieux frère viens. Parce que si on restait J’aurais p’t’être un procès (bis) Continuer la lecture →

Depuis quand date le 1er Janvier?- Bonne année!

C’est Charles IX qui fixe le début de l’année au 1er janvier. En effet, lors d’un voyage dans les différentes parties du royaume, le roi de France constate que, selon les diocèses, l’année débute à divers moments: Noël à Lyon, le 25 mars à Vienne,le 1er mars ou encore à Pâques à d’autres endroits, ce qui provoque de multiples confusions. Alors, afin d’uniformiser l’année dans tout le royaume, il ajoute un article à un édit donné à Paris au début de janvier 1563 qu’il confirme à Roussillon le 9 août 1564. Concrètement, l’instauration du début de l’année au 1er janvier concerne surtout les magistrats, les lettrés et au premier chef les prêtres qui enregistrent les baptêmes. Cette réforme n’a en revanche que des impacts limités sur l’ensemble des français. Le 1er janvier a été choisi comme premier jour de l’année pour la première fois en 46 avant Jésus-Christ, par Jules césar. L’Église décide de l’adopter aussi en 352, car ce serait le jour de la circoncision de Jésus. Mais cette date ne s’impose pas et, jusqu’au XVIIe siècle, chacun fête la nouvelle année à la date qui lui plaît.

LE SONNET DE GUICHEN

Comme un bouquet bleu – vert posé sur un plateau, Le pays du « Vieux bourg » s’étend sous la verdure. Son chef est un clocher, ajoncs sa chevelure Qui, dès le soir tombat, paillète le côteau.

Si le mauve granit décore son manteau Vilaine et le Canut argentent sa ceinture ; Moulins, manoirs chenus, dentelles ou guipure, Couronnement de festons les fleurs de son berceau.

Là, dort le souvenir de la Bretagne antique Et l’on peut écouter sa complainte mystique Pareille au chant sacré des doux bardes gaulois.

Elle émeut les rochers en parlant de ses chaînes, Caresse dans le vent les coiffes d’autrefois Et conte sa légende au coeur tendre des chênes.

J.M. CHAUMEIL.